Même chez nous, sur le plateau ardéchois le réchauffement climatique n'est pas sans conséquences. Il est bien réel et celà fait des années que l'on a pas eu des températures négatives tel des -15°, -18°, voir -20°. Les répercutions sur la flore sont importantes. Les graines qui jadis étaient transportées par les vents de la même façon qu'aujourdhui ne trouvaient pas dans ces régions froides un environnement propice à leur dévelopement. Il en est tout autrement à présent. Le climat étant plus propice , de nouvelles plantes s'installent peu à peu. Le pourpier : portulaca oléacera, qui est une plante des régions subtropicales et qui bien que commestible est considéré comme mauvaise herbe dans le sud de la France, prospére depuis quelques temps sur le plateau ardéchois. Il n'est pas le seul; l'ongulea palustris qui poussait auparavant seulement sur les berges des cours d'eau de la vallée du Rhone et ne se rencontrait pas ou trés rarement audessus de 300m d'altitude, devient de plus en plus fréquent sur le plateau. Il prospére si bien qu'il entre dans la composition du fourrage dans une proportion non négligeable : de4à6% suivant les pâtures nous apprend une étude de l'IDSDBA (institut de surveillance du bétail agricole) Particulièrement riche en cornéine, cette plante a une incidence facheuse sur la croissance démesurée des cornes chez les bovidés. La croissance est si importante chez certains animaux qu'ils ont du mal à relever la tête. Il est difficile de faire disparaitre cette plante et aucun désherbant sélectif ne semblent efficace ; ce qui n'est peut -être pas plus mal car ils sont souvent trés dangereux pour l'environement. Des interventions chirurgicales devront certainement avoir lieu pour soulager nos animaux.
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